Dans le domaine du savoir, le Cycle brasse large et alterne enseignements réflexifs, méthodologiques, pratiques, visites et débats. Les cours sont présentés formellement en plusieurs groupes, mais chacun est intégré dans un planning hebdomadaire d’une rare complexité, en tenant compte des dominantes de l’année. Dans la mesure où les sujets abordés sont très divers, il est difficile de trouver des enseignants professionnels maîtrisant tout un domaine : les étudiants entendent donc des voix différentes, avec un minimum de redondances, mais surtout avec des points de vue diversifiés sur des problématiques communes. Comme les enseignements proches sont regroupés dans le temps, il est proposé une approche plurielle et interdisciplinaire des questions d’aménagement. Les exercices et examens, de forme parfois originale, ont pour fonction d’approfondir.
Pour l’examen du cours sur les paysages, les étudiants, placés en mini-groupes, doivent commenter oralement un paysage urbain pris à deux dates différentes, en temps limité et sur un mode construit, professionnel.
Pour l’examen sur l’histoire des idées en architecture et urbanisme, les étudiants - placés en groupes de quatre - reçoivent un sujet (quatre à cinq mots seulement) trois jours avant la date de présentation et s’organisent pour faire une présentation de quarante minutes, en mobilisant un maximum de ressources de la bibliothèque. Ensuite s’engage un débat. Une sorte de mini-leçon d’agrégation collective !
L’examen "financement d’opération immobilière" se passe derrière les ordinateurs, où chaque étudiant doit faire une expertise financière d’un projet en deux heures et répondre à des questions de professionnel.
Le jeu Urbax a formé des générations d’étudiants : il s’agit de simuler le déroulement d’une opération d’aménagement sur deux jours en mettant dix-huit étudiants en cinq groupes : Mairie, SEM, trois promoteurs, chacun ayant un bilan simplifié à élaborer. Un ordinateur simule le marché foncier et un plan simplifié permet de voir comment les différents acteurs urbanisent une extension de ville, en ZAC.
Témoignages
Laurent Viel, ingénieur
Je fais partie de ceux qui connaissent le Cycle "nouvelle génération" : nous avons été la première promotion à obtenir le diplôme de Master en lieu et place de l’ex-DESS. Les étudiants du master étant désormais conduits à obtenir le diplôme de Sciences Po, il a fallu s’adapter : mise en place d’un nouveau module d’enjeux politiques (pour le plus grand bonheur de certains, et au grand désespoir d’autres), obligation de passer les fameux Grands Oraux de Sciences Po, d’Enjeux politiques et d’anglais. Ce fut une année extrêmement positive, tant du point de vue des enseignements de qualité, de la culture acquise. Le nom de Rem Koolhaas n’évoquait-il pas pour moi une marque de produit cosmétique autant que le nom d’un architecte avant le master ?
Marine ANDRIEUX PROMPT, architecte DPLG Paris La Seine
Les promotions interdisciplinaires et intergénérationnelles sont des facteurs de richesses, notamment pour ceux qui sont en reconversion professionnelle. La variété des cours et des spécialisations, l’équilibre entre sciences humaines et techniques sont stimulants.
Elsa LETELLIER, Sciences Po Paris
Une immersion totale dans l’urbanisme : ses enjeux, ses acteurs, son vocabulaire, ses institutions et dispositifs. Une formation express riche sur les plans théoriques et opérationnels. Une équipe d’encadrants extraordinaires et une sélection d’élèves de tous horizons avec une vision forte. Une année "épuisante" dont on ressort épanoui.
















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